Aller au contenu
France · Afrique francophone

Le coût à servir dans la banque, par client et par canal

En banque, le produit est de l'information, et le coût de son transport dépend entièrement de la manière dont le client transige. Un taux de coût agrégé par compte efface cette réalité. Chargez le canal, le type de transaction, les appels et les exceptions, et le coût unitaire à servir s'étale de 5 à 10 fois autour de la moyenne, les extrêmes séparés de plus d'un facteur cent.

En résumé

Le coût à servir en banque varie de 5 à 10 fois autour de la moyenne, car il est commandé par le canal, le type de transaction, les appels et les exceptions, pas par le compte lui-même. Un passage au guichet peut consommer environ 12 minutes de temps agent, là où une transaction mobile n'en coûte qu'une fraction. Dans un schéma de créances illustratif, deux divisions au chiffre d'affaires identique affichaient un coût de recouvrement séparé de plus d'un facteur cent. Le TDABC (Time-Driven Activity-Based Costing) charge chaque canal contre un taux de coût de capacité.

Le canal est le coût

Même produit, quatre coûts très différents

Un client qui pousse la porte d'une agence consomme un temps agent mesuré en dizaines de minutes. La même demande via un distributeur, un centre d'appels ou une application mobile n'en consomme qu'une fraction, voire presque rien. Le produit est identique ; le coût de sa délivrance ne l'est pas.

Un taux agrégé par compte gomme tout cela et facture au client numérique les habitudes coûteuses du client d'agence : c'est la subvention croisée manuelle que le modèle par canal existe précisément pour supprimer. Une transaction, quatre canaux, quatre coûts, tarifés selon les minutes-agent que chaque canal consomme réellement. L'agence et le téléphone ne sont pas le même métier.

L'équation

Le coût suit la cause, transaction par transaction

Le coût du client se construit à partir des minutes que son comportement consomme : les transactions électroniques sont bon marché, les manuelles coûteuses, et les appels, litiges et relevés portent chacun leur propre temps. On multiplie par le taux de coût de capacité du groupe de service, et le coût atterrit sur le client, pas sur la moyenne.

  • 0,5 min par transaction électronique
  • 9 min par transaction manuelle
  • 4 min par appel entrant
  • 15 min par litige ou exception
  • 2 min par relevé

Le tout multiplié par le taux de coût de capacité du groupe de service. Illustratif : une seule transaction manuelle coûte environ dix-huit transactions électroniques ; le terme de litige est là où les comptes à forte intensité décrochent. Dans un schéma sectoriel de recouvrement, ventes identiques mais l'une électronique et l'autre manuelle : un coût de recouvrement séparé de plus d'un facteur cent, que le taux agrégé ne pouvait pas voir.

Ce que cela change

D'un taux agrégé à une décision fondée sur le coût servi

  • Coter chaque canal. Charger les minutes-agent par agence, appel, distributeur et contact numérique contre le vrai taux de coût de capacité.
  • Remonter au client. Additionner les transactions et exceptions de chaque relation. L'écart de 5 à 10 fois devient visible.
  • Trouver la subvention. Voir quels clients numériques financent quels clients à forte présence en agence et sujets aux litiges, et de combien.
  • Retarifer ou réorienter. Ajuster les frais, ou orienter le comportement vers des canaux moins chers, pour que le prix rejoigne le coût réel à servir.
Les ordres de grandeur

Trois chiffres qui résument l'enjeu

L'écart de 5 à 10 fois du coût unitaire à servir autour de la moyenne est la règle, pas l'exception. Un passage au guichet consomme environ 12 minutes de temps agent, un contact en centre d'appels environ 6, un retrait au distributeur une fraction de minute, une opération mobile presque rien.

Et dans un schéma sectoriel, l'écart de coût de recouvrement atteignait plus de cent fois à chiffre d'affaires identique. Un taux agrégé rend le client manuel, sujet aux litiges et présent en agence identique au client numérique : tarification et segmentation reposent alors sur un nombre faux pour presque tout le monde. Voir aussi la méthode TDABC et la plateforme CostCtrl.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le coût à servir en banque ?
C'est le coût réel de servir un client une fois chargés le canal, le type de transaction, les appels et les exceptions contre un taux de coût de capacité, et non un taux agrégé par compte. Un passage au guichet peut consommer environ 12 minutes de temps agent, une transaction mobile une fraction de minute ; le coût unitaire varie donc de 5 à 10 fois autour de la moyenne selon la façon dont le client transige réellement.
Dans quelle mesure le canal change-t-il le coût à servir ?
Énormément. À titre illustratif, un passage au guichet représente environ 12 minutes de temps agent, un contact en centre d'appels environ 6, un retrait au distributeur une fraction de minute et une opération mobile ou en ligne presque rien. Un client qui banque en agence peut coûter plusieurs ordres de grandeur de plus qu'un client sur mobile, pour le même produit.
Pourquoi un taux de coût agrégé échoue-t-il en banque ?
Parce qu'il facture à chaque client la moyenne, alors que l'écart réel est de 5 à 10 fois. Dans un schéma de créances, deux divisions au chiffre d'affaires identique affichaient un coût de recouvrement séparé de plus d'un facteur cent. Un taux agrégé rend le client manuel et sujet aux litiges identique au client numérique, si bien que tarification et segmentation reposent sur un nombre faux pour presque tous.
Comment agir sur les clients déficitaires sans les perdre ?
En retarifant ou en orientant le comportement vers des canaux moins chers, sur les leviers qui ont rendu la relation coûteuse. On ajuste frais, minimums ou usage du canal là où le coût se crée, plutôt que d'exclure une relation qui peut redevenir rentable une fois son coût réel connu.
Voir aussi

Voir aussi

Trouvez le coût de canal que votre taux agrégé dissimule. Le Profit Check gratuit prend 12 à 15 minutes et ne demande aucun transfert de données. Ou écrivez-nous via la page de contact.

France · Afrique francophone

Faire le Profit Check

Preuve

Un distributeur en Nouvelle-Zélande. 1,335 M€ de coût de service rendus visibles, puis divisés par deux, et 830 clients déficitaires ramenés à 295.

Lire l’étude de cas →

Avec qui vous parlerez

Miguel Guimarães, Associé fondateur

Praticien du coût et de la rentabilité depuis plus de 25 ans. A présenté le cas cost-to-serve de Damco au séminaire Managing for Profit (Amsterdam RAI, décembre 2009), dans le même programme que Robert S. Kaplan.

Appelez le +351 910 313 731

WorkshopsINTRA-ENTREPRISEParler d'une session intra-entreprise

Miguel Guimarães

Revu par

Miguel Guimarães

Associé fondateur, Cost and Profitability Consulting

Plus de 150 missions de Time-Driven ABC dans 11 secteurs depuis 2010, dans le cadre de Kaplan et Anderson.

A propos de l'auteur →

Publié

M
Posez-nous vos questions
réponse en quelques minutes
Bonjour. Je réponds ici aux questions rapides sur les coûts, la méthode et les délais. Pour tout ce qui est propre à votre activité, je vous mets en relation avec un spécialiste CostCtrl sur WhatsApp.
Gratuit. Sans boucle de robot. Directement un spécialiste.
Les plus lus
  1. 1La méthode TDABC expliquée : équations de temps et taux de capacité
  2. 2La courbe de la baleine : qui génère votre profit, qui le détruit
  3. 3Prix de cession interne
  4. 4Comment calculer le coût à servir : le guide pas à pas
  5. 5A propos
  6. 6Conseil en rentabilité : savoir où vous gagnez et perdez de l’argent
  7. 7Le coût de la complexité
  8. 8Rentabilité des services professionnels : quel client vous coûte plus qu’il ne paie ?
  9. 9Rentabilité construction
  10. 10Prompts de costing IA